Les DSRP: Une rétrospective des 10 dernières années sur les résultats

Chers collègues,


Comme vous le savez, les Documents stratégiques de réduction de la pauvreté (DSRP) ont été lancés en 1999.  Ils visent à promouvoir
la croissance et la réduction de la pauvreté tout en décrivant l’ensemble des politiques
et des programmes macroéconomiques, structurels et sociaux du pays.


 


Les DSRP sont généralement conçus pour couvrir une période de cinq (5) ans et sont souvent liés à la vision et aux objectifs de développement à long terme d’un
pays.  La plupart des pays africains sont
en train de mettre en place leur second DSRP.


 


Dans la mesure où bon nombre d’entre vous sont associés ou travaillent dans les Unités de mise en œuvre des DSRP, cette discussion en ligne devrait vous
permettre de partager votre expérience sur la manière dont vos DSRP sont mis en
place, sur comment s’effectue leur suivi et sur les façons dont sont évalués les
résultats qui leurs sont associés.


 


De plus cette discussion en ligne vous donnera l’occasion de:


 


  • étudier dans quelle mesure les DSRP fournissent un cadre clair et axé sur les résultats globaux à partir duquel les pays peuvent développer des programmes et des projets spécifiques de
    réduction de la pauvreté;
  • décrire la manière dont s’effectue le suivi de la mise en œuvre des DSRP ainsi que le rôle des Unités de DSRP et des différents secteurs;
  • discuter de la conception des DSRP, de leur développement et de leur mise en œuvre; et,
  • identifier les leçons apprises, les bonnes pratiques d’orientation sur les résultats ainsi que le rapportage.

 


Chaque semaine, nous nous proposons de vous guider à travers une série de questions axées sur les thèmes suivants:


 


  • préparation et mise en œuvre;
  • collecte de données : Suivi et Évaluation;
  • gestion du risque;
  • communication, diffusion et sensibilisation.





 


La discussion durera environ de 2 mois et demi avec un texte hebdomadaire publié par le Chef de file de discussion. En outre, nous devrions résumer les principales conclusions environ toutes les deux semaines. La discussion sera menée en français et en anglais. Les
principales conclusions relatives à cette discussion seront traduites dans
l'autre langue et affichées sur l’autre plate-forme.


 


Afin de commencer rapidement, veuillez trouver ci-dessous quelques documents de base qui peuvent être utiles.


 


S'il vous plaît laissez-moi savoir si vous avez des questions, commentaires, réflexions et suggestions!


A bientôt de recevoir vos commentaires!


 


Fiches techniques DSRP (IMF): 8 Avril, 2010


http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/prspf.htm


DSRP website (Banque Mondiale)


http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/EXTPPFRENCH/0,...


DSRP Sourcebook


http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/EXTPOVERTY/EXTPRS/0... (cliquez sur les documents en français)


 

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Réponses à cette discussion

Dans mon Pays la RD Congo, l'atteinte du point d'achèvement réalisée depuis le 04 juin dernier a été une chance pour la poursuite des objectifs du DSCRP: Lune des premières actions ammorcées au lendemin de la réduction se manifeste déjà dans le barhème salariale des agents publics réajusté depuis le mois de juillet; la gratuité de l'enseignement primaire ( pour les trois premières années) anoncée dans 9 provinces (à l'exception de Kinshasa la capitale et le Katanga), l'élargissement des travaux d'infrastructures à travers le pays.
On espère un peu plus que ça.
KASONGO MUNGONGO Emmanuel
Professeur d'universités
C'est avec plaisir que je participe à la discussion en commençant par rappeler le contexte dans lequel, le Sénégal élabore son DSRP de troisième génération 2011-2015, après avoir mis en œuvre, depuis 2003 celui de la première génération réactualisé en 2006 pour couvrir la période 2006-2010.

Ce nouveau document, en cours de formulation, va constituer le cadre de référence en matière de politique économique et sociale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (SCRP) conformément aux Objectifs du Millénaire pour le eloppement. Le DSRP 2 a été évalué sur la base de revues annuelles organisées autour de quatre groupes de travail correspondant aux axes du DSRP, notamment la création de richesses, l'accès aux services sociaux de base, la protection sociale et la lutte contre les catastrophes naturelles, la bonne gouvernance et le développement participatif. Chaque groupe est composé d'acteurs étatiques, non étatiques et de partenaires techniques et financiers. Les rapports sectoriels des groupes ont été d'abord validés avant la production d'un rapport de synthèse dont l'objectif est de rendre compte globalement des progrès réalisés, de la situation de l'exécution budgétaire, des difficultés rencontrées et des perspectives.

Un cadre de rendement élaboré et adopté selon une démarche participe a servi de référentiel pour le suivi des indicateurs de performance. Des groupes institutionnels (Administration publique, collectivités locales, société civile et partenaires techniques et financiers) ont été également constitués pour la validation à leur niveau du rapport de la revue annuelle validé au plan politique, au cours d'un atelier présidé par le Premier Ministre, en présence des membres du Gouvernement et des Partenaires techniques et financiers. Ce dispositif de pilotage est coordonné par la cellule de coordination et de suivi du DSRP logée au Ministère de l'Economie et des Finances.

Malgré les réalisations importantes enregistrées dans les secteurs sociaux au cours de la mise en œuvre du DSRP de deuxième génération, des efforts substantiels restent à faire pour l’atteinte des OMD, surtout dans les secteurs de l’Education et de la Santé, et la réduction du nombre de populations vivant en dessous du seuil de la pauvreté.

Il faut noter que ce DSRP 2 ne faisait pas l'objet d'un cadre logique axé sur les résultats. Des initiatives ont été prises pour corriger cette insuffisance au cours de la mise en oeuvre. C'est ainsi qu'un cadre de rendement a été élaboré et comporte des indicateurs clairement définis, avec des cibles annuelles, des sources de vérification et des responsables chargés de renseigner les indicateurs. Mais l'absence d'un cadre logique axé sur les résultats préalablement établi a quelque peu rendu difficile le processus de suivi.

Au regard de ce contexte qui a marqué la fin de l’horizon du DSRP_2, l’ensemble des acteurs se sont accordés sur la nécessité de formuler de nouvelles orientations pour créer les conditions pour atteindre tous les OMD en 2015 et poser les jalons d’une émergence économique. Ces orientations devraient enfin constituer pour la période 2011-2015, la Stratégie Nationale de Développement Economique et Sociale.

A cet égard, le Ministère de l’Economie et des Finances, à travers son Unité de Coordination et de Suivi de la Politique Economique, a préparé une feuille de route partagée avec les différents acteurs institutionnels, et qui a pour objectif de faire le bilan des DSRP et élaborer une nouvelle stratégie. Cette feuille de route décrit la démarche à suivre pour faire du document produit un cadre de référence consensuel et clair qui intègre les priorités et aligne les interventions. L’approche «Bottom-Up» (secteurs/développement local vers un cadre national) caractérise la démarche générale. qui sera l'objet de notre prochaine intervention.
Bonjour à tous. Et merci à tous les intervenants pour la richesse des expériences exposées. Je m’en vais intervenir dans la droite ligne des propos de Ali Doungou Boubacar qui a fourni le maximum d'information sur la DSRP de notre pays.
Au Niger, dès l’élaboration de la première DSRP en 2002, il a été ressorti que notre processus était le plus participatif de la sous-région. Après sa révision, le nouveau SRP a été orienté vers la GRD tant dans le processus d’élaboration, son contenu, qu’à travers les instruments et mécanismes de sa mise en œuvre et son suivi-évaluation.
Un guide de suivi-évaluation de la nouvelle stratégie a été élaboré immédiatement après la sa validation. Ce guide ressort les aspects des arrangements institutionnels de production et de diffusion de l’information statistique, les acteurs et leurs rôles, les procédures de collecte, traitement et diffusion de l’information, les principaux outils de suivi-évaluation allant jusqu’à la proposition du canevas de rapport annuel devant servir à communiquer avec l’ensemble des parties-prenantes sur les avancées enregistrées dans la lutte contre la pauvreté.
Le guide ressort également le lien avec le suivi-évaluation de la stratégie et les autres systèmes nationaux notamment celui de la Direction Générale de l’Evaluation des Programmes et Projets de Développement, de l’Institut National de la Statistique y inclus l’observatoire de la pauvreté.
Le guide comporte également un plan de suivi-évaluation qui décrit les différentes actions en matière de suivi-évaluation de la stratégie y inclus les activités de formation des différents acteurs dans le domaine du suivi-évaluation et de la GAR. Dans sa partie recommandation, le guide insiste énormément sur la nécessité d’un renforcement de capacités.
Après déjà deux ans, force est de constaté que le guide de suivi-évaluation de la SDRP (Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté) a permis d’engager des vrais débats notamment à travers les revues annuelles. Au plan de l’implication, il faut indiquer que les revues enregistrent la participation des acteurs de toutes les régions du pays et ceux du niveau central ainsi que les représentants de la société civile et des PTF.
_______________________
Mamadou Abdou Gaoh Sani
Cop-Niger
Bonjour,
Etant l’un des premiers pays à avoir bénéficié de la mise en œuvre de l’initiative PPTE, la Mauritanie s’est dotée en 2001 , et à travers une approche participative, d’un Full PRSP ( CSLP ), lequel couvre la période 2001-2015. Ce CSLP est révisé tous les 5 ans. Ainsi, le plan d’action qui sous-tend cette stratégie a été actualisée en 2006, ce qui a débouché sur le CSLP II. La révision comporte aussi des ajustements d’objectifs à la lumière des tendances observées. Le CSLP II peut être considéré comme globalement MDG based (fondé sur les OMDs.) Le fait est que déjà le premier CSLP, dont le processus de formulation avait commencé en fin 1999, soit avant même la tenue du sommet du Millénaire en septembre 2000 et la définition par la communauté internationale des OMDs, le premier CSLP, dis-je, était globalement cohérent avec les OMDs car il avait fait siennes les résolutions des conférences internationales antérieures (Coppenhague, Rome, Rio, etc) qui elles-mêmes ont fourni les objectifs chiffrés inscrits dans la Déclaration du Millénaire. CQFD. On peut même dire que certaines cibles du CSLP I étaient plus ambitieuses que l’OMD correspond. Ainsi en fut-il de la cible 1 (pauvreté) qui, partant d’une incidence de la pauvreté de 56,5% en 1990 à l’époque, le CSLP I s’était fixé comme cible un taux de 19,1% d’incidence de pauvreté en 2015 alors que les OMD se seraient contentés de 23,35 %. Ce surcroit d’ambition du CSLP tient en fait à une raison technique simple. L’année 1990 n’a été retenue comme année de référence pour les OMDs que plus tard dans le cade de discussions techniques postérieures au sommet du Millénaire.
Le Pour ce qui est de la conformité à la GRD, on peut affirmer sur le fond que le CSLP de la Mauritanie est conforme aux principes de la GRD car les objectifs sont cohérents avec les OMD et sont formulés de manière smart avec des indicateurs que le système statistique peut renseigner.
Toutefois, sur la forme, il aurait été préférable que le CSLP fût formulé sur la base de la séquence suivante : analyse causale, inversion de l’arbre causal pour déterminer les actions prioritaires, hiérarchisation des actions, définition d’un cadre de résultats explicite à partir de la chaîne des résultats (outcomes, effets, outputs, activités, etc.), définition consensuelle des indicateurs, etc.
Or le cadre logique du CSLP actuel est structuré par axe stratégique, matrice de mesures, etc.
Comme autres faiblesses du CSLP, je citerais le dispositif de suivi-évaluation qui est identique au dispositif de formulation : comité interministériel, groupes thématiques, groupes techniques spécialisés, etc.
E n outre, à partir du CSLP II le il existe une pléthore de CTS (38 au total, soit plus qu’un par département) ce qui freine la fluidité du processus en l’alourdissant.
Je vous remercie.
Le Gouvernement malien a exprimé, au cours des dernières années, sa volonté de faire de la lutte contre la pauvreté la priorité de toutes les priorités de développement. A ce titre, il a élaboré et adopté en 2002 le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) 2002-2006. A l’issue de la mise en œuvre du CSLP de 1ère génération, un second CSLP ou de 2ème génération, dénommé « Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté » (CSCRP) 2007-2011, a été adopté par le Gouvernement malien en décembre 2006.
Représentant désormais le cadre unique de référence à moyen terme de la politique de développement du Mali et le principal référentiel pour l’ensemble des PTF dans leurs appuis au pays, il a permis de mettre en œuvre plusieurs programmes dans chacun des axes prioritaires retenus, à savoir: (i) le développement institutionnel et l’amélioration de la gouvernance et de la participation, (ii) le développement humain et le renforcement de l’accès aux services sociaux, (iii) le développement des infrastructures et l’appui aux principaux secteurs productifs.

Un service rattaché dénommé Cellule Technique de Coordination du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, en abrégé CCSLP a été créé suivant la loi N°06-010 du 27 janvier 2006 pour coordonner et suivre sa mise en œuvre.

A cet effet, la Cellule Technique de Coordination du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté est chargée de :
• assurer le suivi évaluation du CSLP ;
• suivre le fonctionnement des mécanismes institutionnels et le processus de réforme de l’aide au Mali ;
• assurer l’appropriation du processus CSLP par l’ensemble des acteurs aux niveaux national, régional et local ;
• centraliser et diffuser les données et informations relatives au CSLP ;
• suivre l’allocation des ressources budgétaires conformément aux priorités définies dans le CSLP ;
• veiller à la mise en œuvre des recommandations de la Table Ronde des Bailleurs de Fonds du Mali sur le CSLP
• coordonner le processus de révision du CSLP

Le décret N°06-084/P-RM du 28 février 2006 fixe son organisation et ses modalités de fonctionnement. Rattachée au Secrétariat Général du Ministère chargé de l’Economie, la CCSLP est dirigée par un Coordonnateur nommé par décret pris en Conseil des Ministres, sur proposition du Ministre chargé de l’Economie.

La CCSLP comprend :
• en staff : un Bureau Communication et Documentation et un Bureau Administration et Gestion ;
• quatre (04) unités : (i) l’Unité Suivi des Politiques Macroéconomiques et Budgétaires ; (ii) l’Unité Développement Institutionnel et Gouvernance ; (iii) l’Unité Développement Humain Durable ; et (iv) l’Unité Développement des Infrastructures de base et des Secteurs Productifs.

Des mécanismes institutionnels de préparation, de suivi et d‘évaluation du CSLP ont été institués par Décret No: 01-175 / PM-RM du 12 Avril 2001. D’après le rapport de mise en œuvre du CSLP 2002-2006, ce dispositif s’est avéré faible et peu performant. Ainsi, il est apparu la nécessité de renforcer le système de suivi et évaluation du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté, pour le rendre plus axé sur les résultats et plus participatif. C’est pourquoi l’une des principales recommandations a été de procéder à la relecture dudit décret.

Le nouveau dispositif de suivi/évaluation (Décret N°09-171/PM-RM du 23 avril 2009 fixant les mécanismes institutionnels du CSCRP et du suivi de conclusions et recommandations de la Table Ronde des Bailleurs de Fonds du Mali) s’est renforcé sur la base de l’identification des forces et faiblesses de l’ancien dispositif avec un objectif d’évolution vers un système performant et opérationnel. Il prend en compte le nouveau contexte, notamment l’adoption du SDS (plan d’actions prioritaires 2008 – 2012), la restructuration et la création de nouvelles CPS, la mutation de la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI) en Institut National de la Statistique (INSTAT), etc.
Ce nouveau dispositif comprend :

• Un Comité d’Orientation : instance d’orientation et de décision du processus d’élaboration et de suivi du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté ;

• Une Commission Mixte Mali - Partenaires au développement : organe de concertation entre le Gouvernement et l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF), dans le cadre du processus d’élaboration et de suivi du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) ;

• Un Comité de Pilotage créé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances : organe technique de préparation, de suivi et d’évaluation du CSCRP. Le Comité de pilotage comprend quatre (4) groupes thématiques divisés eux aussi en 14 sous groupes : (i) groupe « cadrage macroéconomique et budgétaire » (2 sous groupes) ; (ii) groupe « développement des infrastructures et du secteur productif » (6 sous groupes) ; (iii) groupe « développement institutionnel et gouvernance » (4 sous groupes) ; (iv) groupe « développement humain durable » (4 sous groupes)

• Un Secrétariat Technique : la cellule technique CSLP assure le secrétariat technique des mécanismes institutionnels du CSCRP

• Des Comités Régionaux d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD) au niveau de chaque Région et du District de Bamako et des Comités Locaux d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CLOCSAD) au niveau de chaque Cercle de Région et de chaque commune du district de Bamako.
Bonjour à tous.
Je suis agréablement surpris par la qualité des échanges et la générosité des membres qui ont participé à cette discussion. Je vois que le suivi & évaluation a suscité des commentaires très pertinents en provenance de plusieurs pays.

Merci à Mohamed Ali qui a bien voulu partager avec nous l’expérience de la Mauritanie dans le domaine de la collecte de données. Les techniques développées pour recueillir les données de plusieurs sources, de les traiter et de les contre vérifier montre l’importance d’un système fiable de collecte de données. Ce pays dispose d’une source d’approvisionnement de données relativement fiables qui permettent à la fois une meilleure conception des DSRP mais également d’en faire un suivi plus rigoureux afin d’en mesurer les résultats. Toutefois comme il le faisait remarquer à juste titre, une abondance de données en provenance d’un grand nombre de sources différentes peut également constituer un problème de cohérence. Si c’est-ce le cas dans vos pays, comment avez-vous résolu cette question de multiplication des sources de données ?
Comme certains le faisait remarquer, ce n’est pas tant les données qui posent problème que la capacité et les ressources humaines à les traiter. Qu’en est-il des capacités humaines et institutionnelles de votre pays à traiter efficacement ces données ?
Mohamed Ali attire également notre attention sur la nécessiter de structurer les DSRP d’une manière qui respecte la chaîne de résultats comme spécifié dans la GAR. Cela ajoute une cohérence à l’architecture globale du document et facilite le suivi&évaluation.

Merci à Emmanuel pour les premiers résultats visibles du DSRP en République Démocratique du Congo. Pourriez-vous élaborer davantage sur les mesures concrètes qui ont été prises dans votre DSRP ? Le relèvement des salaires des fonctionnaires, la gratuité de l’école primaire sont-elles des mesures identifiées dans le DSRP ? A quel moment dans la mise en œuvre du DSRP ces mesures devaient-elles entrer en vigueur ? Quant est-il du système de S&E que votre pays a mis en place ? Le jugez-vous performent pour suivre l’évolution de ces mesures ? Merci Emmanuel de nous éclairer sur ces points.

Nous sommes très heureux, à plusieurs titres, de lire la contribution d’Abdou Karim. D’abord parce que le Sénégal, tout comme la Mauritanie ou le Mali, comptent parmi les pays qui se sont engagés très tôt dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des DSRP. A cet égard, ils sont passés par un processus d’apprentissage et continuent d’affiner cet outil. Ensuite, parce que Abdou Karim et son équipe sont en train de préparer la 3ième génération du DSRP du Sénégal (2011-2015). Merci de nous présenter le dispositif participatif qui a été utilisé pour mesurer les résultats atteints de la 2ième génération. Le processus inclusif mis en place pour valider les revues annuelles semble renforcer le S&E de la Stratégie bien que l’absence de Cadre Logique a constitué une grande faiblesse dans ce dispositif de suivi. La question que je me pose concerne justement le Cadre Logique. Qu’en est du DSRP de 3ième génération que vous êtes en train de formuler ? Est-il basé sur une Matrice de Cadre Logique de type UNDAF ? Nous avons hâte d’en apprendre davantage sur la feuille de route et sur l’approche consensuelle « Bottom-Up » que le Sénégal a adoptée pour se rapprocher davantage des OMD.
Merci Mamadou pour le complément d’information sur le dispositif de S&E du Niger. Nous comprenons qu’il est essentiel de mettre en place ce processus dès le démarrage de la mise en œuvre de la SRP et qu’une approche participative réelle permet une meilleure adhésion au processus. Cela rejoint les propos d’Abdou Karim sur la nécessité d’une approche « Bottom-Up » et la recherche d’un large consensus. Mamadou soulève l’importance des liens qui doivent être établis entre le S&E de la Stratégie et les autres services nationaux de suivi comme la Direction Générale de l’Evaluation des Programmes et Projets de Développement, l’Institut National de la Statistique et l’observatoire de la pauvreté. A cet égard, nous aimerions savoir comment s’articulent ces liens ? Quels sont justement les mécanismes pour faire remonter l’information, la centraliser pour davantage de cohérence etc. ?


Merci également à Sadio pour les clarifications sur l’ensemble du dispositif de S&E du Mali et sur la « mutation » de la Cellule chargée du S&E de la SRP. Cela nous démontre comment les ressources humaines et les capacités institutionnelles sont primordiales pour atteindre les résultats globaux des DSRP. Tout comme pour le Niger, je suis curieux d’apprendre davantage sur les mécanismes qui articulent les liens entre le S&E de la SRP et les autres entités nationales qui effectuent également du S&E au niveau des projets et des programmes.

Pour enchainer sur le commentaire de Sadio, la prochaine partie sur laquelle je vous propose de concentrer notre discussion concerne la gestion des risques. Ci-dessous se trouvent certaines questions sur ce thème que l’on semble souvent négliger lors de la conception des DSRP :

- Est-ce que votre DSRP possède une Stratégie de Gestion des Risques ?
- Que se passe-t-il si un secteur n’atteint les objectifs énoncés dans la SRP ?
- Avez-vous un plan de contingence ou une stratégie d’urgence pour faire face à certains risques (inondations, catastrophes naturelles, épidémies, etc.) qui pourraient influer sur la réalisation des objectifs établis dans votre DSRP ?

Merci à l’avance pour votre contribution, je suis vraiment impatient de lire vos commentaires.
Ali Anwer
Comme annoncé dans une précédente contribution, le Sénégal a lancé presque simultanément la formulation de son 11ème Plan de développement et d’un Document de Politique Economique et Sociale (DSRP3). L’étape de bilan diagnostic qui a fait l’objet de larges concertations et d’échanges avec le secteur privé, la société civile, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers (PTF) est en phase d’être bouclée. Reconnaissons que le cycle du DSRP, issu de l’initiative PPTE, a obtenu jusque-là davantage de soutien de la part des PTF que les plans de développement à moyen et long termes, relégués au second plan, et qui permettaient au moins une meilleure visibilité dans le temps des orientations stratégiques et des choix alternatifs dans les objectifs et les actions à entreprendre sur plusieurs années. Qui plus est, l’harmonisation des différents documents de planification n’est pas toujours évidente. Cependant, des efforts non négligeables ont déployés allant dans le sens d’une meilleure harmonisation des stratégies nationales et sectorielles pour la formulation du DSRP de seconde génération. Ainsi comme interface et base de coopération avec les PTF, le DSRP II a permis de synthétiser et de prendre en compte les questions :
- de politiques sociales (santé et éducation) ;
- de création de richesses et d’emplois par une meilleure compétitivité de l’économie ;
- de gouvernance dans ses multiples dimensions : économique, politique, administrative, locale, juridique et judiciaire, droits citoyens, environnement des affaires, technologies de l’information et de la communication, parlement, participation de la société civile … ;
- de protection sociale et de gestion des risques et catastrophes naturelles ;
- de renforcement des capacités humaines et organisationnelles.

Un enseignement majeur tiré de la mise en œuvre du DSRP est que la lutte contre la pauvreté ne peut prospérer que si elle est adossée à de stratégies solides de développement des capacités et de création de richesses, d’emplois et de revenus pour les ménages. Autre enseignement, la prise en compte des risques et catastrophes éventuelles constitue une dimension essentielle pour maximiser les chances d’atteinte des objectifs fixés. Par exemple, l'invasion de criquets pèlerins, les inondations et les efforts de recasement des populations sinistrées, les crises alimentaire et énergétique sont autant de facteurs (exogènes ?) qui ont à un moment ou à un autre eu un impact sur la réallocation des ressources budgétaires de l'Etat donc sur les résultats mitigés obtenus dans la réalisation de certains objectifs du DSRP. Pour juguler les crises alimentaire et énergétique connues en 2008 et afin de contenir les tensions inflationnistes, l'Etat a mobilisé des ressources importantes pour subventionner les denrées de premières nécessité (riz, huile, sucre ...) ainsi que le gaz domestique, produits couramment utilisés par les populations.
Merci à Oumar pour le complément d’intervention sur le DSRP du Sénégal. Effectivement, les chocs exogènes comme les crises alimentaires, les inondations, etc. qui affectent les populations ont un impact important sur les DSRP et leur budget.

Justement à ce sujet, existe-t-il un plan de contingence dans le DSRP au Sénégal pour faire face à ce type de risque ? Qu’en est-il dans les autres pays? Je pense à la dernière crise alimentaire au Niger et aux inondations de l’année dernière au Burkina Faso. Est-ce que ces évènements ont eu un impact sur le déroulement de la SRP? Est-ce qu’on a prévu un plan de gestion ou de mitigation de ces risques dans le DSRP? Nous serions vraiment intéressé de savoir si les États ont mis en place des mesures spécifiques pour faire face à ce type de catastrophes.

Les thèmes et les idées soulevés tout au long de cette discussion nous amènent à notre prochaine série de questions qui traitent principalement des communications et de la sensibilisation:
• Votre DSRP dispose-t-il d’une stratégie de communication? Si oui, dans quelle mesure pensez-vous que cette stratégie a été efficace?
• Comment les OSC et les ONG participent-elles dans le processus global de la SRP (préparation, revue, finalisation)? Quelle a été leur contribution?
• Est-il possible que des membres de l'AfCoP de votre pays aient été utilisés dans le cadre du mécanisme de consultation de la SRP ou lors de la préparation de la SRP?

Merci de participer en grand nombre, j’ai vraiment hâte d’avoir vos commentaires sur le sujet.

Ali Anwer
Chers collègues, nous sommes maintenant arrivés à la dernière question de cette discussion sur les DSRP:

Pour finir, nous aimerions connaître vos expériences avec l’AfCoP ainsi que les connaissances et les leçons apprises qui ont été partagées par le biais de cette plate-forme.
En tant que gestionnaires selon les résultats, nous sommes toujours intéressés à connaître les effets à long terme de nos travaux:
Pourriez-vous partager avec nous quelques exemples sur la façon dont vous auriez utilisé les connaissances acquises lors des échanges au sein de la plate-forme AfCoP dans le processus national des DSRP?

Vraiment hâte d’avoir votre opinion à ce sujet!
Bonjour, c'est un plaisir pour moi de vous contacter. L'idée de DSRP a commencé à Madagascar en 2000 lorsque le Gouvernement a accepté d'adhérer au principe du DSRP. La mise en place d'une feuille de route pour accroître la croissance et réduire la pauvreté. Cette feuille de route d'un an a été réussi puisqu'on une croissance de 6% et une baisse de la pauvreté de 2 points environ et la naissance d'une nouvelle structure rattachée au Ministères des Finances, du Budget et de l'Economie appelé Secrétariat Technique à l'Ajustement et ayan rang de secrétariat général. D'où la naissance du DSRP intérimaire en 2001 avec les mêmes objectifs et une amélioration du secteur social dont santé, éducation, accès à l'eau..... Ce DSRP-I préparé de manière participatif au niveau central a permis d'atteindre le point de décision en Décembre 2001 et Madagascar a commencé a bénéficié de l'IPPTE avec une ressources budgétaires annuelles de 50 millions USD par an pour 3 ans. II s'aigit souvent des résultats que d'impacts. La difficulté à l'époque c'est la Banque Mondiale et le PNUD ont des visions différentes sur le système de suivi à mettre en place te sur le contenu des indicateurs. La crise politique de 2002 a rompu ce processus. Pour de plus d'information sur Madagascar, j'ai écris un livre avec la CEA à Addis-Abeba en 2003 intitulé "Analyse du Document stratégique de réduction de la pauvreté de Madagascar, Commission Economique pour l’Afrique (CEA), Razafindravonona Jean, Addis-Abeba, Décembre 2003". A partir de fin de l'année 2003, la naissance du DSRP complet avec une nouvelle vision et un nouveau régime. Sa mise en œuvre a permis de déclencher le l'atteinte du point d'achèvement en 2004 avec un taux de croissance économique de 5,3%. Ce DSRP est participatif national et régional et a voulu intégrer tous les indicateurs des OMD. Il importe de mentionner que l'Institut National de la Statistique dont j'étais directeur des statistiques des ménages pendant le DSRP-I et point focal et Directeur Général pendant DSRP-F, était associé en permanence au processus. Les difficultés souvent rencontrées c'est le manque de compétence dans le choix de l'indicateur, la définition de la valeur cible et la mise en cohérence du système de suivi notamment lorsqu'on devait recourir à une enquête ménage de grande envergure et coûteuse (EP,EDS,…). Une autre difficulté c'est l'arbitrage budgétaire: la somme acceptable par le cadrage macro-économique est toujours très inférieure à la somme des demandes sectorielles. Pour la question de leadership, suivi-évaluation,..... Je vous demande de consulter mon article. Toutefois, encore une fois l'approche est surtout basée sur les résultats et non pas sur l'impact qui est souvent à moyen terme. On était plus dans GR que GDR.
Merci
Chers Camarades,
Pour ce qui est de la RDC, comme nous l'avons précisé dans nos précendantes interventions, le DSCRP interimaire en 2003 qui a conduit le pays au Point de décision de l'Initiative PPTE, n'avait rien d'nispriration de l'approche de gestion axée sur les résultats de développement, bien que dans le pays, plusieurs noyaux de l'AGAR fonctionnaient déjà avec certains projets.
Avec le DSCRP final, dit de la première génération en 2006, son plan de mise en oeuvre( Programme d'Actions Prioritaires=PAP ) n'avait comme objectif premier que de permettre le pays d'atteindre le Point d 'achèvement de l'Initiative PPTE. Ce que la RDC a obtenu le 1er juillet 2010. Bien que dans sa conception et son élaboration, ce document a connu une large participation de tous les représentants des institutions nationales, des organisations de la Société civile et des partenaires au déveoloppement, les cinq piliers de la Gestion axée sur les Résultats dedéveloppement n'étaient pas pris en compte dans la mesure où les Ministères et Services publics sensés de le mettre en oeuvre n'avaient pas encore suffisamment maitrisé ces notions. Et l'AfcoP n'a vu le jour qu'en 2007,si je me trompe pas.
A la révue du DSCRP I,les participants qui étaient de divers horizons et secteurs dont les membres du Gouvernement, les Elus des Peuples,la Société civile dans sa grande diversité et le secteur privé, sans oublier les partenaires au développement, ont mis en exergue toutes les faiblesses identifiées par les uns et les autres ainsi que les résultats mitigés atteints par cette mise en oeuvre d'une année presque du PAP Juillet 2007-Décembre 2008.Ils ont ainsi recommandé l'élaboration d'un nouveau DSCRP, qualifié le DSCRP de la deuxième génération pour les 6 mois à venir.
Depuis mars 2010,l'Unité de Pilotage de Préparation et de Mise en oeuvre ddu DSCRP (UPPE_SRP) s'attèle sur l'élaboration du DSCRP II en prenant en compte toutes les dispositions nécessaires de manière à ce que les connaissances acquises et leçons apprises de l'Afcop notamment y soient intégrées..
Ce qui nous reconforte ici c'est que premièrement, ce DSCRP II vient juste après l'autopsie sans complaisance de Cinquante ans après l'Indépendance du Pays par notre Commissariat au cinquantaire, deuxièment, il s'élabore après l'atteinte du point d'achèvement dont certains résultats des déclencheurs vont être intégrés facielement, je pense ici aux stratégies sectorielles (santé,éducation,agricultureet infrastructure) ,les Cadres des Dépensesà Moyen Terme (CDMT et Cadres de Depenses Sectorielles à Moyen Terme (CDSMT) sont finalisés pour ces secteurs etc..;troisièmement , la RDC s'est dotée depuis juin 2010 d'une Communauté des Pratiques de la Gestion axée sur les Résultats de Développement qui pour objectif la promotion de la culture de la GRD. Bien que c'est une structure naissante, les membres eux sont des assermantés dans cette approchede la GRD et sont partie prenante dans cette oeuvre nationale, et enfin, ce document va s'inspirer des Etudes prospectives en cours pour l'horizon 2010 à 2030, d'où va découler un plan quinquénnal de développement 2010-2015 assortis des plans provinciaux et locaux de développement.
Les cinq piliers de la GRD( le leadership,le suivi et evaluation avec redevabilté, la planification et la budgétisation,la responsabilité et les statistiques) sont bien pris en compte.
Toutesfois,nous devons être sur nos gardes dans la mesure où un document bien conçu et bien élaboré peut ne pas donner des résultats escomptés, si la mise en oeuvre ne suit pas ,compte tenu de plusieurs contraintes que je ne veux pas énumérer ici. Pour terminer, je dis qu'avec le DSCRP de la deuxième génération, la RDC est en bonne voie. Elle doit s'entourer de toutes les gardes fous pour que sa mise en oeuvre réussisse. Car c'est par les fruits que l'arbre est jugé bon ou mauvais.
Merci, Benjamin BONGE
CoP-RDC/GRD
Cher(e)s collegues,

Voici ci-dessous un resume de la discussion sur les DRSP sur la cote anglophone de l'AfCoP. N'hesitez pas de partager vos commentaires et pensez et je ferais parvenir vos commentaires aux membres anglophone!

Depuis la mi-août, les membres anglophone de l’AfCoP ont profité de l'occasion pour discuter des Documents de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Les DSRPs, initialement introduits en 1999, sont maintenant dans leur 10 ème année et de nombreux pays en Afrique sont à leur 2 ème voire 3 ème DSRP.

L'objectif principal de cette question était d'évaluer dans quelle mesure les DSRP offrent un cadre clair, axé sur les résultats globaux, à partir duquel les pays peuvent élaborer des projets et programmes spécifiques ; d’explorer comment est effectué le suivi de la mise en œuvre du DSRP et le rôle des unités du DSRP et des secteurs (dont font partie de nombreux membres de l'AfCoP); gestion des risques et stratégies de communication et de sensibilisation des DSRP.

Dans l'ensemble, la discussion s'est déroulée entre le 17 août et 18 Octobre 2010 et a reçu 28 réponses de 13 membres différents représentant 10 pays différents. Les participants ont soulevé un certain nombre de questions et d'idées et donné un aperçu exhaustif de la mise en œuvre du DSRP dans leur propre pays. Voici quelques-unes des principales questions qui ont émergé durant la discussion:

* L'importance d’un système de suivi-évaluation (S&E) performant dans tous les projets de développement: si vous avez un système de suivi et évaluation au niveau des entrées-sorties à la base de la chaîne de résultats, vous pouvez vous assurer d’obtenir de meilleurs résultats en haut de la chaîne. Dans certains pays, c’est ce qui a manqué dans la mise en œuvre des DSRP précédents.

* Des systèmes de suivi de la pauvreté (liée à la DSRP) existent sous diverses formes: des pays qui ont contribué à la discussion, plusieurs mentionnent que, bien qu’ils ne disposent pas d’un système formel de suivi de la pauvreté, ils arrivent à recueillir certaines données grâce à des mécanismes nationaux de collecte en place tel que les systèmes d'information de santé, les enquêtes démographiques et sanitaires (EDS), le système intégré de gestion financière (IFMIS) et la base de données d'aide au développement (DAD).

* Peu d'intérêt dans la gestion des risques: les questions sur la gestion des risques du DSRP ont suscité peu de commentaires. Les questions posées incluaient: Votre DSRP dispose-t-il d’une stratégie de gestion des risques? Que se passe-t-il quand dans un secteur ne remplit pas les objectifs énoncés dans la SRP? Avez-vous une stratégie d'urgence pour faire face aux risques (inondations, catastrophes naturelles, épidémies, etc) qui peuvent influer sur la réalisation de vos objectifs de DSRP? Même si un membre de la Sierra Leone a présenté la section des risques du DSRP, globalement, l'absence de réponse à ces questions pourrait être le résultat d'un intérêt limité ou d’un manque de connaissance sur le sujet. Il pourrait être intéressant d'explorer la gestion des risques comme un sujet à part dans une future discussion en ligne.

* Leadership et responsabilisation sont la clé de voute: une fois encore la question du leadership se pose comme la clé de voute de la mise en œuvre réussie des SRP (le leadership avait été soulevé comme une question fondamentale dans plusieurs discussions en ligne précédentes). Les membres se sont demandé comment peut-il y avoir une véritable appropriation et un leadership au niveau des pays, lorsque les DSRP sont évalués par les donateurs (en particulier la Banque mondiale et le FMI) suite à leur mise en oeuvre. En outre, les membres ont également soulevé les défis de responsabilisation et les relations complexes entre les ministères au sein d’un même pays. Par exemple, un membre du Kenya a indiqué qu’une enquête rapide dans son pays montre que les institutions gouvernementales sont incertaines de leurs mandats dans la mise en œuvre de Vision 2030 (la stratégie nationale à long terme du Kenya). Cela soulève une autre question: qu'arrive-t-il quand il y a un changement de gouvernement alors que la mise en œuvre du DSRP est en cours de route? Les gouvernements sont-ils généralement favorables aux DSRP élaborés par les précédents gouvernements ou bien les SRP perdent-ils de leur impact s’il un nouveau gouvernement prend le pouvoir avec des priorités divergentes? D’autres pays ont souligné qu'il existe une forte appropriation locale et que les processus de consultation mis en place conduisent à une communication efficace et à une adhésion de la part de toutes les parties prenantes nationales. Un exemple de cette approche nous est donné par Imihigo au Rwanda: ayant débuté en 2006 au niveau du district, Imihigo est un contrat annuel de performance entre le district et le président rwandais, dans lequel les chefs de districts locaux s'engagent à atteindre certains objectifs dans un délai fixé et un budget donné.

Dans l'ensemble, en raison de la richesse des débats et de la profondeur des études de cas présentées, on prévoit effectuer des travaux d'analyse complémentaires sur les questions soulevées.

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